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Consolachòn

Commune: Valpelline
Catégorie: Poèmes

M’en vou pe lo sentì to plan,
Lo gran bouque a drèite,
Djouie a pourtoù de man,
E pe la tita de grousse pensie.

N’i panco mezatoù
Queunta l’è la premie.
Acouto la bride de l’éve
É le-z-arbée que tremblon
Di fon i sondzòn.

Le grataquì é le pepeun,
I mentèn di bouèissòn
Se baillon de gran-z-er,
Arbeilloù de rodzo llouiyèn.

Eun greillón to trampo
Se catse dézò na pira,
L’a perdù la patta é la bataille
Demàn pourie gagné la guéra.

Doe froumiye
Trèinon le reste d’eun llaoutrì,
S’aréton, van é vignon,
Aoutre é eun sé…

Fa tin-ì deur
Comme lo greillón,
Fa pensé a l’iveur
Comme le froumiye.

L’è macque eun beur passadzo.

Leuvo la tita, souivo le gnoule que lambon,
Me pensie lèi van aprì
É mè n’i pamì d’adzo.

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Consolachòn

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Ita

Consolation

Je m’en vais sur le sentier tout doucement
La grande forêt à droite,
La Doire à portée de la main,
Et dans la tête des pensées.

Je n’ai pas encore réfléchi
Laquelle est la première.
J’écoute le bruit de l’eau
Et les trembles qui oscillent
Du bas jusqu’en haut.

Les gratte-cul et les baies,
Entre les buissons
Se donnent des airs,
Vêtus d’un rouge brillant.

Un grillon boiteux
Se cache sous une pierre,
Il a perdu une patte pendant la bataille
Demain il pourrait gagner la guerre.

Deux fourmis
Traînent ce qui reste d’une sauterelle
Il faut penser à l’hiver
Comme les fourmis le font.

Ce n’est qu’un dur moment.
Je soulève la tête, je suis les nuages qui courent,
Mes pensées les suivent
Et moi je n’ai plus d’âge.

Fra

Consolation

Je m’en vais sur le sentier tout doucement
La grande forêt à droite,
La Doire à portée de la main,
Et dans la tête des pensées.

Je n’ai pas encore réfléchi
Laquelle est la première.
J’écoute le bruit de l’eau
Et les trembles qui oscillent
Du bas jusqu’en haut.

Les gratte-cul et les baies,
Entre les buissons
Se donnent des airs,
Vêtus d’un rouge brillant.

Un grillon boiteux
Se cache sous une pierre,
Il a perdu une patte pendant la bataille
Demain il pourrait gagner la guerre.

Deux fourmis
Traînent ce qui reste d’une sauterelle
Il faut penser à l’hiver
Comme les fourmis le font.

Ce n’est qu’un dur moment.
Je soulève la tête, je suis les nuages qui courent,
Mes pensées les suivent
Et moi je n’ai plus d’âge.